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Ondescope

Étude de cas

Bruit montant sur un DAS mutualisé : diagnostic d’une intermodulation passive

Point fixe dans un immeuble couvert par un DAS mutualisé, LTE bande 20 (800 MHz), essais montant, descendant et simultanés.

Bruit montant sur un DAS mutualisé : diagnostic d’une intermodulation passive : capture d’Ondescope Studio
Ondescope Studio · données de démonstration
  • LTE · bande 20
  • Indoor · DAS
  • Bruit montant · PIM
Débit UL, essai simultané
1,0 → 15,5 Mbit/s
Puissance d’émission PUSCH
23 → 11 dBm
Corrélation débit DL / puissance UL
0,93 → −0,37

Le symptôme

Ce qui est observé

Les occupants d’un immeuble de bureaux signalent des visioconférences dégradées et des envois de fichiers qui échouent, alors que les barres de réseau sont pleines. La couverture descendante du DAS est bonne : −85 dBm au point de mesure, pour un SINR de l’ordre de 20 dB.

Données collectées

  • Un terminal de test LTE au point fixe P du niveau 2 : trace chipset, plan de l’étage
  • Une séquence de trois essais : montant seul, descendant seul, montant et descendant simultanés
  • Lecture de la puissance d’émission PUSCH, du MCS et des RB montants, des retransmissions HARQ

L’investigation

Étape par étape, dans Ondescope Studio

Chaque image est une capture réelle de l’outil, prise sur les sessions de démonstration du cas.

  1. 1

    Trois essais, une seule variable

    Montant seul, le terminal émet à 12 dBm, en 16QAM sur 40 RB, avec 3 % de retransmissions : 15,5 Mbit/s. Dès que la porteuse descendante est chargée, la puissance d’émission monte à 23 dBm, la puissance maximale d’un terminal de classe 3, et y reste. Le moteur d’événements lève deux alertes de limitation de puissance montante, de 58 s et 69 s.

    Ondescope Studio · Graphes › débits DL et UL, puissance PUSCH, retransmissions UL (session avant)Pleine résolution
    Ondescope Studio · Graphes › débits DL et UL, puissance PUSCH, retransmissions UL (session avant)
  2. 2

    L’adaptation de lien montante cède

    Pendant l’essai simultané, le planificateur réduit l’allocation à 6 RB et le MCS à 9 ; les retransmissions montent à 19 % et le débit montant tombe à 1 Mbit/s. Même l’essai descendant seul en pâtit : les acquittements TCP montants sont retardés, le débit descendant plafonne à 45 Mbit/s au lieu de 55.

    Graphes › puissance PUSCH, MCS, RB et retransmissions ULPleine résolution
    Graphes › puissance PUSCH, MCS, RB et retransmissions UL
  3. 3

    La signature : le bruit montant suit la charge descendante

    La corrélation entre le débit descendant et la puissance d’émission atteint r = 0,93 : 12 dBm quand la porteuse descendante est au repos, 23 dBm dès qu’elle est chargée. Un brouilleur externe ne dépendrait pas de notre propre charge descendante ; une intermodulation passive, si. Dans un DAS mutualisé en bande 20, à duplex inversé, les produits d’ordre 3 des porteuses descendantes (2f1 − f2) retombent dans la bande montante.

    Analyse › Corrélation débit DL / puissance PUSCHPleine résolution
    Analyse › Corrélation débit DL / puissance PUSCH
  4. 4

    Localiser le défaut

    Le point P, à une vingtaine de mètres des antennes les plus proches, derrière une cloison, reçoit un niveau confortable : le défaut est sur la chaîne, pas sur la couverture. Le test PIM de la branche du niveau 2, à deux porteuses de 43 dBm, mesure −88 dBm au coupleur, loin de l’objectif usuel de −110 dBm. Le connecteur en cause, mal serré et oxydé, est remplacé par un modèle bas PIM ; le test repasse à −114 dBm.

    Carte › plan de l’étage et point de mesure PPleine résolution
    Carte › plan de l’étage et point de mesure P
  5. 5

    Vérifier

    Après intervention, la même séquence donne une puissance d’émission de 10 à 11 dBm pendant les essais montants, quelle que soit la charge descendante. La corrélation disparaît (r = −0,37), le débit montant de l’essai simultané remonte de 1 à 15,5 Mbit/s et le débit descendant de 36 à 53 Mbit/s.

    Comparaison › puissance PUSCH, avant et après interventionPleine résolution
    Comparaison › puissance PUSCH, avant et après intervention

Cause racine

  • Intermodulation passive d’ordre 3 générée par un connecteur défectueux de la branche du niveau 2 : dès que la porteuse est chargée, les produits d’intermodulation relèvent le plancher de bruit montant d’environ 22 dB.

Actions correctives

  • Test PIM de la branche du niveau 2 et localisation du point défaillant
  • Remplacement du connecteur par un modèle bas PIM, couple de serrage contrôlé
  • Contrôle du bruit montant à vide et en charge après intervention

Vérification

Avant et après, à méthode constante

IndicateurAvantAprès
Puissance PUSCH, essai simultané23 dBm11 dBm
Débit UL, essai simultané1,0 Mbit/s15,5 Mbit/s
Retransmissions UL, essai simultané19 %3 %
RB UL alloués, essai simultané640
Débit DL, essai simultané36 Mbit/s53 Mbit/s
Corrélation débit DL / puissance PUSCH0,93−0,37

Scénario type rejoué dans Ondescope Studio sur des données de démonstration ; les valeurs sont celles que l’outil calcule sur ces sessions.

Enseignements

Ce qu’il faut retenir

  • Une bonne couverture descendante ne dit rien de la liaison montante : il faut regarder la puissance d’émission du terminal.
  • Faire varier une seule charge à la fois — montant, descendant, simultané — transforme un symptôme intermittent en preuve.
  • Un bruit montant corrélé à la charge descendante du DAS oriente vers l’intermodulation passive avant toute recherche de brouilleur externe.

Une dégradation à expliquer ?

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