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Ondescope

Note technique · Méthode · Optimisation

Analyse de cause racine du débit : une méthode en huit règles

Attribuer à chaque seconde de débit dégradé la première cause vérifiée, dans un ordre qui va du plus structurant au plus fin : la méthode, les seuils et les pièges d’interprétation.

Ondescope · 11 octobre 2026 · 6 min de lecture

« Le débit est faible » n’est pas un diagnostic. En 5G comme en 4G, le débit descendant d’un terminal résulte d’une chaîne de facteurs : la mobilité, le niveau reçu, la qualité du signal, le taux d’erreur, la part de ressources que le planificateur lui attribue, le nombre de couches MIMO et le schéma de modulation et de codage. Pour passer du symptôme à la cause, on attribue à chaque seconde dégradée la première cause vérifiée, dans un ordre qui va du plus structurant au plus fin.

Les huit règles, dans l’ordre

  • Mobilité : un handover, un changement de PSCell, une perte de lien ou un ré-établissement dans la seconde explique à lui seul la chute.
  • Couverture : le RSRP de la cellule servante est sous le seuil de trou de couverture.
  • Qualité radio : le SINR est insuffisant, par interférence ou par bruit.
  • BLER : le taux d’erreur reste au-dessus de la cible malgré l’adaptation de lien.
  • Créneaux : le terminal n’est servi que dans une faible part des créneaux, par charge de la cellule ou faible demande de l’application.
  • RB : peu de blocs de ressources par allocation, la bande est partagée avec d’autres utilisateurs.
  • Rang : moins de 1,5 couche en moyenne alors que le SINR est bon.
  • MCS : un schéma de modulation et de codage bas alors que le SINR est bon, signe d’une adaptation de lien prudente.

Pourquoi l’ordre compte

Une seconde de handover présente aussi un SINR dégradé et un BLER élevé : l’attribuer à l’interférence fausserait la répartition. De même, un rang 1 n’est une cause que si le SINR permettait davantage — à 3 dB, une seule couche est normale. Les règles « rang » et « MCS » ne s’appliquent donc qu’à SINR jugé bon, et une seconde qui ne vérifie aucune règle est classée « non déterminée » plutôt que forcée dans une catégorie.

Fixer les seuils

  • Débit faible : sur une porteuse n78 de 100 MHz, un seuil de 300 à 400 Mbit/s isole les secondes réellement anormales ; en LTE, il dépend de la largeur de bande et de l’agrégation de porteuses.
  • SINR insuffisant : de 5 à 8 dB selon l’exigence.
  • SINR jugé bon, pour les règles de rang et de MCS : de 10 à 13 dB.
  • Transfert : seules les secondes où un transfert est en cours entrent dans l’analyse, première et dernière seconde de chaque période exclues.

Lire la répartition

  • Une répartition dominée par la qualité radio oriente vers l’interférence : débordement d’une cellule, pollution pilote, voisinage mal maîtrisé.
  • Une part importante de rang 1 à bon SINR signe souvent un défaut matériel : branche RF en défaut, croisement de polarisations, antenne mal raccordée.
  • Une faible part de créneaux renvoie à la charge de la cellule ou à l’application elle-même.
  • La part « non déterminée » renvoie au-delà de la radio : transport, serveur, terminal, ou transitions entre cellules.

Prouver

Chaque période de débit faible doit pouvoir être rejouée : sa position sur la carte, ses courbes, ses messages de signalisation. La corrélation entre deux paramètres transforme ensuite une hypothèse en démonstration — par exemple un nombre de couches qui reste à 1 quel que soit le SINR, ou une puissance d’émission qui suit la charge descendante.

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